OOTD

J’aime bien le concept d’article Outfit Of The Day. Comme je n’ai pas vraiment la possibilité d’aller poser en star à droite et à gauche pour faire des jolies photos, je me suis dit qu’une version dessin était tout à fait acceptable.

IMG_6346-1

OOTD donc, avec du challenge! Parce qu’à plus de 4 mois de grossesse, ben les vêtements commencent à être un peu petits. On essaie donc de faire avec ce qu’on a (parce que je suis vraiment pas encline à racheter une garde robe complète à mettre pendant 6 mois seulement), mais quelques détails cassent un peu l’harmonie de l’ensemble: genre le t-shirt qui remonte un peu trop sur le ventre arrondi et le jean qui ne peut être fermé qu’à l’aide de la fabuleuse technique de l’élastique…

Ce qui commence à être difficile aussi, c’est quand tu as vécu 28 ans de ta vie avec un statut officiel de planche-à-pain, et que tu te retrouves d’un coup à devoir composer avec un 90B qui te semble être terriblement gros. Comme je plains celles qui ont beaucoup de poitrine de base… c’est tellement peu pratique…

Bref, on s’accommode de tout, et si je peux me permettre de me faire plaisir au quotidien en m’habillant avec mes éternels favoris et ce jusque dans plusieurs mois encore, ben je prend les petits désagréments.

Depuis cette semaine, c’est vraiment le printemps à Lyon, on sort donc les manches courtes et les nues-pieds, et j’ai voulu la jouer « à la française »: sur un jean clair un peu large, un petit T-shirt marinière et un bandana autour du coup. Pas grand chose, d’innovant, mais qui fait quand même son effet! ^^

IMG_6346-1-2IMG_6341-1

Avec ceci, Birkenstock bien sûr, et mes rayban rondes, idéal pour aller à peu près n’importe où sous le soleil de ce mois de mai!

Et le petit détail que j’adore: ma montre en bois avec mes deux bracelets fétiches!

IMG_6344-1IMG_6346-1-3

Le premier de toutes les couleurs c’est un bracelet de vie. Chaque pierre est sensée correspondre à une facette de ma vie/personnalité et me guider.

Le second, en bois encore, et plus précisément en cèdre, made in Japan. Souvenir de l’un des nombreux sanctuaires que l’on a visité lors du dernier voyage. Ces deux là ne me quittent jamais.

Publicités

Rétrospective du Japon #1

Le 29 septembre 2016, les valises sont prêtes, les cartes imprimées, airbnb réservé et les deux premières semaines bouclées. On se prépare à 3 semaines de dépaysement total au pays du soleil levant: notre premier voyage en Asie…

00-coup-denvoi

Petite chronologie de notre 30 Septembre 2016 :

decollage-japon– Réveil en trombe à 6h15, à peine le temps d’avaler un café et de se brosser les dents, qu’on se retrouve déjà avec nos deux sacs dans un bus. Direction : La gare Part-Dieu !

– De là, on se fait transporter, à la lueur du levant par le douloureusement coûteux Rhône Express.

– Je passe les détails d’un parcours du combattant, équipés de notre passeport comme seule arme, pour atteindre la salle d’embarquement.

– Et là, c’est le décollage, la légèreté du vol, teintée d’excitation : on est partis !

– Une brève escale prévue à Zurich nous permet de croiser le Mont Blanc par le haut sous un soleil splendide, magnifiant nos chères Alpes.

– Arrivée à Narita après une étrange nuit : c’est déjà le 1er septembre, il est 7h50, on a à peine sommeillé dans nos sièges inconfortables.

– Comme un effet miroir, on met les pieds dans un douloureusement coûteux Narita Express.

Et nous voilà à Tokyo !

On est totalement zombifiés par le vol d’une douzaine d’heure, mais comme il est trop tôt pour récupérer les clés du AirBnb, on planque nos bagages dans une consigne de la gare centrale, et on file vers notre première visite: le palais impérial.

C’est un havre de verdure entouré de buildings ultra moderne.

img_4386-1

L’entrée est payante, mais pas les jardins autour. On y accède en contournant les douves où évoluent les carpes koi, surveillées de près par quelques grues affamées.

img_4385-1

On profitera totalement du calme qui règne à l’intérieur de l’enceinte en s’effondrant sur une pelouse parfaitement entretenue pour une sieste réparatrice.

Mon matériel en vrac

En préparation de l’atelier carnet de voyage, il était question de prendre le bon matos. J’ai toujours du matériel de dessin chez moi pour mes gribouillages, mais comme je n’ai jamais pris de cours je prends toujours un peu au feeling. Je crois que finalement, c’est pas si mal :

  • Un carnet : Je me suis récemment acheté un carnet aquarellable Moleskine, format 13*21. J’aime bien Moleskine parce que c’est quand même de la bonne qualité, le petit élastique pour fermer le carnet me permet d’y caler des feuilles et fleurs pour mon herbier, et il y a toujours une sorte de petite pochette intérieure pour les petits papiers en quatrième de couverture.
  • Les stylos : Vu que je peins à l’aquarelle, il me faut de l’encre imperméable. Je travaille depuis un moment déjà avec les Stylos Fine Line Drawing Pen de Letraset que j’avais acheté chez Cultura à l’époque. En point 0.3, 0.1 et 0.05. J’ai un peu du mal à retrouver le 0.05, mais les deux premiers sont dispo sur Amazon, ou sur le site de Letraset directement.
  • Crayon et gomme : Rien de transcendant, j’ai un critérium en 0.5 avec mines HB ou 2H parce que j’aime bien les traits plutôt légers et clairs. Et une gomme mie de pain qui a l’avantage de ne pas faire de miette contrairement aux gommes blanches classiques.
  • L’aquarelle : j’ai une vieille boîte qu’on m’avait offerte quand j’étais jeune de Winsor et Newton qui fait son affaire. Comme je ne l’ai jamais finie, j’ai pas d’élément de comparaison, mais je dirais qu’elle rend plutôt pas mal pour ce que j’en fait (toutes mes couleurs sont à l’aquarelle pour l’exemple)
  • Les pinceaux : j’ai surtout des pinceaux ronds, en un peu toutes les tailles, mes favoris restant les 10/0, 0, 4 et 6 (un rond « court » et un autre plus long) qui sont adaptés à la taille de mon carnet (en termes d’aplats de couleurs). Là encore, je suis pas allée chercher bien loin pour les marques, j’ai un Daler&Rowney, et les autres je crois que du moyen de gamme de chez Cultura ou un magasin d’art inconnu. (Ne pas prendre l’entrée de gamme quand même qui tient rarement sur la longueur).

Donc voilà, sans trop se prendre la tête sur la qualité du matériel, j’arrive quand même à sortir quelques petites choses potables. Donc je pense qu’un matériel de moyenne gamme permet déjà de s’amuser pas mal (sauf si vous êtes déjà pro, ou en passe de l’être).img_5680-1

Départ pour le carnet de voyage

En Novembre dernier, une amie voyageuse m’a parlé du Festival Quai du départ qui se tient à Lyon chaque année. Elle me proposait de s’inscrire à un atelier sur le carnet de voyage, j’ai été tout de suite emballée, parce que cela fait quelque temps que je souhaite faire des carnets de mes voyages. Je n’ai jamais vraiment réussi parce que tout bonnement : je ne savais pas par où commencer. Est-ce qu’il faut du détail ? qu’est-ce qu’on dessine en voyage ? Et puis nous, en voyage on bouge beaucoup, moi quand je dessine il me faut un temps fou… Toute ces questions m’ont toujours un peu bloquée.

J’ai donc été à cet atelier, malgré le froid saisissant de novembre qui régnait sur les quais du Rhône, pour glaner 2h de bons conseils.

Ludivine Alligier, animatrice de l’atelier, est une jeune femme dynamique et avenante qui nous explique qu’initialement, elle était ingénieur informatique avant de se convertir dans le dessin, ce qui nous démontre déjà qu’il ne faut pas s’encombrer d’a priori. Elle attaque l’atelier par le meilleur conseil qui soit : Faire un croquis sur son carnet, c’est comme faire une photo, il faut un cadrage. C’est tout bête, ça a vraiment sonné à mon oreille comme du simple bon sens, et pourtant je n’y avais jamais pensé!

Il faut donc délimiter mentalement ce qu’on va croquer par des points de repères, et reporter ça sur le carnet. Et là, on a fait ce que j’aurais pas cru faire un jour : prendre les perspectives bras tendu avec le crayon comme repère. Genre des vrais artistes ! On prend le cadre, les principaux points de repère de l’image et on commence à tracer au crayon un schéma rapide de notre « photo » dessinée.

On arrête la phase crayon rapidement. Le problème du crayon, c’est ce que l’on sait mentalement pouvoir se tromper (et gommer), du coup on est moins concentré sur ce que l’on voit réellement, et on a tendance à s’écarter du sujet.

On enchaîne donc au stylo avec les conseils de Ludivine:

  • utilisation du « cube magique » pour les perspectives (un simple cube en perspective mais qui tracé à la va vite à côté nous permet de ne pas se planter dans les perspectives d’un bâtiment),
  • le tracé des feuillages: faire volontairement des petits traits brouillon, pour apporter cette idée de foisonnement des feuilles qui poussent sans ordre apparent,
  • Pour représenter le pavage de la route: délimiter le pavage, et ensuite ne réaliser que quelques pavés dans la surface, suffisant pour suggérer la texture, mais sans trop en faire pour ne pas alourdir le dessin.
  • Pour des fenêtres, ne pas représenter la délimitation de la menuiserie mais plutôt la suggérer en remplissant en noir la vitre
  • Jouer avec le cadre dans la page: ne pas fermer son cadre, le laisser ouvert, pour aérer le dessin
  • Apporter un peu de texte, juste pour jouer avec le dessin et avec des polices différentes. J’avoue que c’est un peu cette partie qui transforme un dessin contemplatif en un début de carnet de voyage! Et ce qui est écrit importe presque pas…

Et c’est tout ! De petit traits en petits traits, les quelques élèves que nous étions arrivons tous à fournir un dessin façon carnet de voyage tout à fait potable. Donc il ne faut finalement pas se poser trop de questions, mais garder juste ces quelques bons conseils en tête.

Et pour avoir une meilleure idée de ce qu’on l’on peut faire en carnet de voyage, le dernier conseil c’est surtout de regarder ce que font les autres ! Le but n’est pas de plagier, mais plutôt de s’inspirer, de ne pas réinventer la roue, de se donner un point de départ sur lequel on pourra développer notre propre style.

Donc voilà le résultat :

img_5637-1-2

A l’issue de l’atelier, Ludivine nous a conseillé de nous entraîner souvent mais sur des tout petits dessins, par exemple croquer son petit déjeuner. (en plus c’était celui de Noël ! ^^) :

img_5639-1

Au final, je vous conseille d’aller flâner sur son site (http://la-trait.com/855-2/), et pour les plus motivés de jeter un œil aux cours qu’elle dispense. Ça m’a vraiment donné pleins de carte en main pour me mettre – enfin – au carnet de voyage !

La soupe au cresson

Quand tu restes à la maison le weekend, c’est cool des fois aussi. C’est LE moment où tu peux faire tout ce qui rentre dans la catégorie « il faudrait que je prenne le temps de… ».

Dans cette catégorie rentre la cuisine!! Et ce weekend, la star à la maison aura été le cresson, que j’ai pris le temps de cuisiner en soupe (soit-dit en passant, ça ne prend pas tant de temps que ça d’ailleurs…) et ça déchire!

la-soupe-au-cresson-1

 

Pour ceux qui seraient fans, voici la recette copiable:

Ingrédients:

1 bottes de cresson
3 pommes de terre
1 gousse d’ail
1 oignon
1 cube/bouillon de volaille/légumes selon votre goût
1 L d’eau

Préparer le cresson: le laver à l’eau claire, puis effeuiller les plus grosses branches, on peut garder les plus petites dans la soupe.

Éplucher les pommes de terre, les couper en tranches fines comme pour un gratin. Faire de même pour l’oignon, et couper l’ail en 2 (retirer le germe si besoin)

Faire chauffer deux cuillères à soupe d’huile d’olive dans une sauteuse, et y jeter patates et oignons. Faire blondir à feu moyen 15min.

Ajouter le cresson qui va fondre en 5min, puis noyer le tout dans le litre d’eau, en ajoutant l’ail entier (et le cube).

Laisser mijoter couvert jusqu’à ce que les patates soient fondantes (je dirais 30-40 min).

Mixer le tout et c’est tout.

Le Japon

Notre voyage au Japon en 3 mots: dépaysant, facile, magnifique.

20161103_082042-01-1

Dépaysant bien sûr, parce que la culture nippone est à des kilomètres de celles d’Occident. Les japonais sont tellement agréables et accueillants… Mais ce qui m’a le plus marqué là bas, c’est le respect de tout que manifestent les autochtones. Respect des règles de vie, de politesse, qui fait que ce n’est pas le bazar dans les trains ou les métros, que les rues sont incroyablement propres (alors que c’est la croix et la bannière pour trouver une poubelle publique), que les vélos sont laissés non attachés dehors, ou encore que l’on peut souvent rentrer dans une boutique où il n’y a personne au comptoir à vous guetter du coin de l’œil.

Facile! Et ça c’est la bonne surprise. J’avoue que la perspective d’atterrir dans un pays où on ne parle pas la langue, et surtout où on ne peut même pas la lire à quelque chose d’assez anxiogène. Mais en fait, les japonais traduisent beaucoup de choses en caractères latin – notamment les stations de trains, bus, etc – il est donc assez aisé de s’y retrouver. En plus de cela, l’organisation des transports ou des logements est toujours très logique: les gares de bus sont en sortie des gares de trains même dans les patelins les plus reculés. Via Airbnb, vos hôtes vous envoient à chaque fois des plans pour se rendre chez eux au format de photos de la rue pour bien s’y retrouver. Et pour tout le reste, vous pouvez bien sûr demander à quelqu’un de vous aider: il fera tout pour essayer de vous comprendre et de vous répondre (on a ainsi dialogué par Google Trad interposé!).

Et au delà de ces deux aspects culturel et organisationnel, c’est aussi un pays magnifique. L’humidité ambiante fait des espaces à la végétation luxuriante desquels émergent parfois des toits de Pagodes ou de temples que vous avez à peine le temps d’apercevoir depuis votre fenêtre du Shinkansen. Les villes sont en contraste total avec des rues pleines d’enseignes délirantes, de bâtiments hétérogènes, et… de monde! Mais qui ensemble forment un joyeux embrouillamini où il est agréable de plonger. 

Maintenant que j’ai dit tout ça, je vais quand même finir par une citation tout à fait adaptée, que j’ai attrapée dans un bouquin du vol de retour:

20161022_173338-02

Comme ce voyage va pas mal alimenter  mes prochains articles, je finis par un peu de contexte.
Le Japon c’était une des destinations à faire absolument pour Pasto et moi depuis longtemps. Et on s’est décidé pour cette année. On a donc planché sur ce voyage depuis avril dernier, le but étant de faire rentrer tout ce qu’on souhaitait voir dans les 3 semaines qu’on allait passer là bas.
3 semaines pleines sur place est parfait pour survoler l’ensemble des sites culturels et touristiques de l’île principale Honshu. Notre périple s’étalait modestement de Tokyo à Hiroshima avec quelques incursions dans les Alpes japonaises et la péninsule de Kii. On se laisse des perspectives de nouveau voyage là bas pour explorer les autres îles et les coins un peu plus reculés.
 Question saison, on a jeté notre dévolu sur l’automne. Le printemps était extrêmement tentant mais bien évidemment, tout le monde veut partir à ce moment là, donc les prix triplent, et impossible de trouver des logements. Du coup l’automne avec ses érables bien rouge s’est imposé, et maintenant qu’on est rentrés, on a aucun regret: c’est une saison idéale!