Mon matériel en vrac

En préparation de l’atelier carnet de voyage, il était question de prendre le bon matos. J’ai toujours du matériel de dessin chez moi pour mes gribouillages, mais comme je n’ai jamais pris de cours je prends toujours un peu au feeling. Je crois que finalement, c’est pas si mal :

  • Un carnet : Je me suis récemment acheté un carnet aquarellable Moleskine, format 13*21. J’aime bien Moleskine parce que c’est quand même de la bonne qualité, le petit élastique pour fermer le carnet me permet d’y caler des feuilles et fleurs pour mon herbier, et il y a toujours une sorte de petite pochette intérieure pour les petits papiers en quatrième de couverture.
  • Les stylos : Vu que je peins à l’aquarelle, il me faut de l’encre imperméable. Je travaille depuis un moment déjà avec les Stylos Fine Line Drawing Pen de Letraset que j’avais acheté chez Cultura à l’époque. En point 0.3, 0.1 et 0.05. J’ai un peu du mal à retrouver le 0.05, mais les deux premiers sont dispo sur Amazon, ou sur le site de Letraset directement.
  • Crayon et gomme : Rien de transcendant, j’ai un critérium en 0.5 avec mines HB ou 2H parce que j’aime bien les traits plutôt légers et clairs. Et une gomme mie de pain qui a l’avantage de ne pas faire de miette contrairement aux gommes blanches classiques.
  • L’aquarelle : j’ai une vieille boîte qu’on m’avait offerte quand j’étais jeune de Winsor et Newton qui fait son affaire. Comme je ne l’ai jamais finie, j’ai pas d’élément de comparaison, mais je dirais qu’elle rend plutôt pas mal pour ce que j’en fait (toutes mes couleurs sont à l’aquarelle pour l’exemple)
  • Les pinceaux : j’ai surtout des pinceaux ronds, en un peu toutes les tailles, mes favoris restant les 10/0, 0, 4 et 6 (un rond « court » et un autre plus long) qui sont adaptés à la taille de mon carnet (en termes d’aplats de couleurs). Là encore, je suis pas allée chercher bien loin pour les marques, j’ai un Daler&Rowney, et les autres je crois que du moyen de gamme de chez Cultura ou un magasin d’art inconnu. (Ne pas prendre l’entrée de gamme quand même qui tient rarement sur la longueur).

Donc voilà, sans trop se prendre la tête sur la qualité du matériel, j’arrive quand même à sortir quelques petites choses potables. Donc je pense qu’un matériel de moyenne gamme permet déjà de s’amuser pas mal (sauf si vous êtes déjà pro, ou en passe de l’être).img_5680-1

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Départ pour le carnet de voyage

En Novembre dernier, une amie voyageuse m’a parlé du Festival Quai du départ qui se tient à Lyon chaque année. Elle me proposait de s’inscrire à un atelier sur le carnet de voyage, j’ai été tout de suite emballée, parce que cela fait quelque temps que je souhaite faire des carnets de mes voyages. Je n’ai jamais vraiment réussi parce que tout bonnement : je ne savais pas par où commencer. Est-ce qu’il faut du détail ? qu’est-ce qu’on dessine en voyage ? Et puis nous, en voyage on bouge beaucoup, moi quand je dessine il me faut un temps fou… Toute ces questions m’ont toujours un peu bloquée.

J’ai donc été à cet atelier, malgré le froid saisissant de novembre qui régnait sur les quais du Rhône, pour glaner 2h de bons conseils.

Ludivine Alligier, animatrice de l’atelier, est une jeune femme dynamique et avenante qui nous explique qu’initialement, elle était ingénieur informatique avant de se convertir dans le dessin, ce qui nous démontre déjà qu’il ne faut pas s’encombrer d’a priori. Elle attaque l’atelier par le meilleur conseil qui soit : Faire un croquis sur son carnet, c’est comme faire une photo, il faut un cadrage. C’est tout bête, ça a vraiment sonné à mon oreille comme du simple bon sens, et pourtant je n’y avais jamais pensé!

Il faut donc délimiter mentalement ce qu’on va croquer par des points de repères, et reporter ça sur le carnet. Et là, on a fait ce que j’aurais pas cru faire un jour : prendre les perspectives bras tendu avec le crayon comme repère. Genre des vrais artistes ! On prend le cadre, les principaux points de repère de l’image et on commence à tracer au crayon un schéma rapide de notre « photo » dessinée.

On arrête la phase crayon rapidement. Le problème du crayon, c’est ce que l’on sait mentalement pouvoir se tromper (et gommer), du coup on est moins concentré sur ce que l’on voit réellement, et on a tendance à s’écarter du sujet.

On enchaîne donc au stylo avec les conseils de Ludivine:

  • utilisation du « cube magique » pour les perspectives (un simple cube en perspective mais qui tracé à la va vite à côté nous permet de ne pas se planter dans les perspectives d’un bâtiment),
  • le tracé des feuillages: faire volontairement des petits traits brouillon, pour apporter cette idée de foisonnement des feuilles qui poussent sans ordre apparent,
  • Pour représenter le pavage de la route: délimiter le pavage, et ensuite ne réaliser que quelques pavés dans la surface, suffisant pour suggérer la texture, mais sans trop en faire pour ne pas alourdir le dessin.
  • Pour des fenêtres, ne pas représenter la délimitation de la menuiserie mais plutôt la suggérer en remplissant en noir la vitre
  • Jouer avec le cadre dans la page: ne pas fermer son cadre, le laisser ouvert, pour aérer le dessin
  • Apporter un peu de texte, juste pour jouer avec le dessin et avec des polices différentes. J’avoue que c’est un peu cette partie qui transforme un dessin contemplatif en un début de carnet de voyage! Et ce qui est écrit importe presque pas…

Et c’est tout ! De petit traits en petits traits, les quelques élèves que nous étions arrivons tous à fournir un dessin façon carnet de voyage tout à fait potable. Donc il ne faut finalement pas se poser trop de questions, mais garder juste ces quelques bons conseils en tête.

Et pour avoir une meilleure idée de ce qu’on l’on peut faire en carnet de voyage, le dernier conseil c’est surtout de regarder ce que font les autres ! Le but n’est pas de plagier, mais plutôt de s’inspirer, de ne pas réinventer la roue, de se donner un point de départ sur lequel on pourra développer notre propre style.

Donc voilà le résultat :

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A l’issue de l’atelier, Ludivine nous a conseillé de nous entraîner souvent mais sur des tout petits dessins, par exemple croquer son petit déjeuner. (en plus c’était celui de Noël ! ^^) :

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Au final, je vous conseille d’aller flâner sur son site (http://la-trait.com/855-2/), et pour les plus motivés de jeter un œil aux cours qu’elle dispense. Ça m’a vraiment donné pleins de carte en main pour me mettre – enfin – au carnet de voyage !

Le temps qui file

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Mouais… le drame quand tu commence à avoir un appart, c’est que tu peux pas t’empêcher d’y mettre un peu de déco. Ça fait vraiment très matérialiste. Mais en même temps, si t’en met pas, t’as l’impression de vivre à l’hôtel, voire à l’hôpital toute l’année! Donc tant pis: j’assume.

Et même que en vrai ça ressemble à ça (avec un p’tit pote en bonus)°:

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La pré-histoire

15.05.17

J’avoue, mon grand projet obscur c’est un jour de me lancer dans une vraie BD! Vous savez, une avec pleins de pages, pleins de tomes, une histoire méga construite avec une intrigue dont on ne s’attend pas au dénouement, des personnages trop charismatiques, de la magie, des combats…

Mmmmh…

C’est un peu comme quand on se dit: « un jour j’irais dans l’espace ». C’est pas foncièrement impossible hein… mais en attendant, je vais peut-être commencer par faire voler des avions en papiers.

Ça n’intéressera peut-être pas grand monde, ça aidera surement personne, mais je sens que je vais me marrer un peu, et c’est déjà pas mal!!

Le big bang

15.05.16

Non parce que c’est pas tout ça d’être « grande », d’être entrée dans la vie active, d’habiter avec son mec, de trouver un appart et de bosser toute la journée…Faudrait pas oublier que 80% de ma vie d’avant s’est passée avec un crayon dans la main (si si photos à l’appui si nécessaire).

Donc après 2 ans de vague pause: je m’y remet!