Refuge Evariste Chancel

Ce weekend, c’était rando!

Comme d’hab a-t’on envie de dire… Mais je répondrais que comme d’hab, c’était un moment de calme, de détente et d’émerveillement devant des paysages splendides.

Nous sommes pour cette fois ci partis de la Grave, station de ski bien connue. Nous avons garé la clio2playstation au pied du téléphérique, mais nous avons boudé ce dernier pour nous dégourdir les jambes, et surtout profiter de la belle ascension qui allait s’offrir à nous!

Donc au départ, on attaque le parc National des Ecrins par dessous la gare de téléphérique en traversant un petit pont qui nous amène sur le sentier. Ca monte, et pas qu’un peu, mais comme on évolue au milieu de champs fleuris très bucoliques, je n’écoute pas les battements de plus en plus fort de mon cœur, et monte allègrement.

L’air est pur, et c’est un plaisir de le respirer! Un peu comme quand tu meurs de soif et que le verre d’eau fraîche devient la meilleure boisson que tu ais jamais bu de ta vie, et bien après l’air saturé des premières chaleurs lyonnaises, celui de la montagne est un vrai bonheur!

Après à peu près 2h d’ascension (je ne détaillerais pas parce qu’on s’est un peu perdus dans la forêt) on atteint la gare de téléphérique intermédiaire. De là, c’est le début des panoramas de rêve: vue sur les glaciers de la Meije auxquels s’accrochent quelques nuages récalcitrants… la grande dame restera cachée sous ses voiles jusqu’au lendemain.

Donc on ne s’attarde pas, et on repart dans le sens opposé en direction de notre foyer pour ce soir: le refuge Evariste Chancel!

Sur le chemin, je sors le Canon pour jouer un peu avec les effets miroir que le Lac du Puy Vachier m’offre en cette fin d’après midi.

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Et puis à la fin du chemin bien balisé, on arrive au refuge, où on est accueillis un peu comme chez un oncle et une tante éloignés, qui te montre vite fait où tu dors, mais guère plus: tu es chez toi, pas de chichis! On est d’autant mieux lotis qu’on a « la chambre des amoureux ». C’est une petite remise sur le côté du refuge qui communique vers l’intérieur et l’extérieur. On y sera tranquille.

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Après un repas excellent  et fort copieux (je repense encore aux croûtons de la soupe qui sont les meilleurs que j’ai pu manger!! -on se satisfait des choses simples, oui m’sieurs dames!)), on se cale dans la salle commune pour glander un peu. Il y a du monde, on discute, on échange, sur les expériences de montagne de tout un chacun, les meilleurs randos et refuges du coin, l’heure du levé pour les alpinistes le lendemain, les fleurs autour du refuge…

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Je finis par sortir l’aquarelle (je ne l’ai pas portée toute la montée pour rien!) et j’attaque une petite vue du Lac de Puy Vachier, depuis le refuge.

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La nuit ne dérogera pas à la règle: En refuge de montagne, si vous êtes au moins deux dans la chambre, il y en a un qui va ronfler! On était que deux. Pasto a ronflé! Juste pour être en accord avec la règle, lui qui ne ronfle jamais!!

Mais la nuit sera quand même plutôt calme et douillette, et se finira avec un réveil tout en douceur: tartines de pain maison, grâce au pétrin monté jusque là depuis Avignon par les proprios!

On ne se presse pas pour repartir: la montée entre le refuge et le col que nous visions est encore trop enneigée pour y aller sans crampons ou raquettes (oui oui, un 26 juin). On repartira par en bas, mais quand même par les vallons de la Meije pour redescendre en profitant tout le long du panorama des glaciers.

La Meije se découvre un peu, et j’arrive à la surprendre entre les voiles de nuages:

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La descente est un peu rude pour les genoux, mais on est encouragés sur le chemin par chamois et marmottes qui nous guettent de loin.

Après un dernier pique-nique avec vue, on se rentre. Comme d’hab, repus de panorama et ressourcés par la marche.

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Calanques de printemps

Suite de notre périple phocéen, Rémy et moi sommes partis pour crapahuter dans les Calanques !

C’est assez grand les Calanques en fait, et à vrai dire, tout tracer en une journée aurait été un peu rude. Et comme le bivouac est désormais interdit, nous avons fait ça en deux fois.

Une première partie au départ des Beaumettes. On s’enfonce doucement dans le maquis pour rejoindre la crête entre Sormiou et Morgiou. Et là paf dans ta face : premier aperçu de la vastitude des côtes déchiquetées et de l’eau turquoise qui l’entoure. C’est une bonne entrée en matière !

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Il fait beau, mais pas très chaud puisque un mistral à décorner les bœufs souffle sans discontinuer. Et pourtant, nous ne sommes pas seuls. Le GR c’est un peu l’autoroute avec des gens en tenue de rando, d’autres presque en claquettes, tous âges confondus. Et on comprend direct qu’avec tous ces terriens (nous compris) qui déambulent probablement non-stop, les Calanques sont un site menacé, à la merci de nos incivilités. Je suis donc plutôt d’accord sur les diverses interdictions (bivouac entre autre) qui encadrent les calanques à partir du printemps. Tous le monde n’est pas indiscipliné mais il en suffit d’un pour dégrader ce site splendide…

On continue donc parmi la « foule » de randonneurs jusqu’à Morgiou, que l’on traverse sans s’arrêter. Le chemin jusque-là sinue d’un vallon à l’autre mais est bien tracé.

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De Morgiou, on suit la ligne d’eau le long des falaises jusqu’à Sugiton. Là encore t’en prends pleins les yeux…

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La calanque de Sugiton étend ses eaux limpides à nos pieds avec en arrière-plan : la grande Candelle, le point le plus à l’est de notre première journée.

Sugiton est bondée de baigneurs (ou en tout cas de crêpes parce que l’eau n’est pas très très chaude). On passe notre chemin en quête d’un coin plus tranquille pour pique niquer, que l’on trouvera juste après la plage de nudistes.

Une fois au pied de la Grande Candelle, ben il faut remonter ! Ça se passe par « l’œil de verre » qui est une sorte de sculpture d’œil accroché à flanc de falaise. Ça m’a beaucoup fait pensé à cet œil bleu que l’on peut voir chez tous ceux qui ont été en Turquie… Mais je pense pas que ça ait grand-chose à voir.

Par contre, pour atteindre l’œil, on est assez surpris du manque de signalisation et de sécurisation de la rando. En fait, c’est même carrément un bout de via ferrata avec chaîne et barres à mine, mais sans aucune sécurité, ou aucune alerte pour randonneur non averti ! En ce qui nous concerne, on range les bâtons et on grimpe. Il y a pas plus de 5 m de pieds-et-mains pour passer dans le val Vierge et continuer la montée vers la Candelle. La montée s’achève aussi en pieds-et-mains par la « Cheminée du diable » qui tiens plus de la faille que de la cheminée, mais qui reste un bon petit passage de grimpe pour les amateurs. Pas de sécurité là non plus, reste à espérer qu’aucun drame ne viendra condamner l’accès de ce passage plutôt sportif.

De là, on rentre aux Beaumettes par l’intérieur des terres.

Jour 2 – Par l’autre côté

Cette fois-ci le décollage se fait de Cassis, direction la calanque d’En Vau. Nous ne sommes plus seuls, rejoins par des copains. Le rythme est un peu plus tranquille.

La rando est spectaculaire encore une fois. Franchement, nous avons fait la Croatie il y a deux ans… avec du recul, on s’est dit qu’on a tout aussi beau voire même plus en France…

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Le chemin de Cassis à En Vau est ponctué de petites plages prises d’assaut. Merci le grand angle pour pouvoir prendre des vues depuis le bord sans avoir les mollets cramés de tous ces gens qui crêpent sur la rive.

En Vau ne se dévoile qu’au fur et à mesure, mais mérite la marche !

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Une descente assez longue dans un pierrier a un peu émoussé le courage de notre petite troupe, mais le cadre exceptionnel de l’arrivée nous a bien remonté le moral.

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Le retour se fait doucement par le même chemin. On retrouve Cassis puis nos pénates lyonnais en peu de temps. On a fait le plein de soleil (il en fallait !!) et moi le plein de photos…

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A Seyne-Les-Alpes

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Mais à Seyne-Les-Alpes, il y a la petite maison de village où j’ai passé de nombreuses vacances de mon enfance, avec mes grand parents. Mes grands parents ne sont plus là, mais la maison est restée. En même temps, elle est restée en place depuis le 18ème siècle, avec sa porte d’entrée qui doit faire 1m70. A tout casser. Selon le côté qu’on mesure. Vu qu’elle n’est pas trop symétrique. Le reste de la baraque non plus d’ailleurs…

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Mais c’est un peu ce qui fait tout son charme d’ailleurs. Ça, et puis la vue… Celle depuis la salle à manger et la chambre. Celle qui une fois qu’elle a accroché ton regard, t’emmène un peu plus loin, juste à la frontière entre la forêt et la neige. Cette vue qui te fais oublier le boulot, ton appart et la ville.IMG_3466-1

Mais quand on arrive à s’arracher à ça, on se rend compte que la maison, malgré ce qu’elle a encore à offrir comme instants de calme, a aussi besoin qu’on s’occupe d’elle: vider l’inutile, accumulé pendant des années, dépoussiérer, ranger, retirer la moquette murale. (Non parce que ça vraiment: même en se disant que ça fait vintage, c’est pas possible. En plus elle était saumon!). Et une fois le vide fait (et fait en à peu près une dizaine d’aller-retours à la décharge avec des remorques pleines à craquer), on peut s’attaquer aux vilaines fissures qui zèbrent un peu tous les murs.Seyne - Part4

Je vous présente donc mes nouveaux amis Seynois: l’enduit et le couteau à enduire!

 

Après l’effort, le réconfort! Deux grosses journées de brico-rangements peuvent être récompensées par une belle rando! Par là les chaussures et le short qui me donneront mon premier bronzage spécial randonneuse: barré du haut des cuisses jusqu’à la marque des chaussettes! On a la classe ou on l’a pas les gars!

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On est donc parti découvrir le coin, et plus précisément: le Fort de Dormillouse! Même qu’on a embarqué mon père dans l’histoire, qui n’en revenait pas d’arriver à suivre!

Entrons donc dans le vif du sujet:

Départ de Seyne les Alpes vers 9h30 direction le parking du Col Bas, un peu après Saint-Pons. De là, la rando démarre tranquillement le long d’un beau chemin en pierre, appelé « Ancienne piste militaire » jusqu’à un petit raidillon qui nous fait remonter jusqu’à flanc de montagne. La Dormillouse est ainsi coupée en deux à l’horizontale pour le plus grand plaisir des randonneurs que nous sommes.

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On suit cette piste toute bien tracée à travers quelques névés pour atteindre en 2h le fameux Fort de Dormillouse:

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De là, que dire, … Panorama splendide à 360: Le Fort bien entendu, les Ecrins, le Dévoluy, l’Ubaye et le lac de Serre-Ponçon:

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Un peu plus vers l’ouest, on pouvait même apercevoir (enfin plutôt deviner) le Mont Ventoux dans les brumes!

Après une pose sandwich dans le vent à côté du Fort, on est redescendus direction les 2 lacs: le Lac du Milieu et le Lac Noir. La descente même se fait sous les remontées mécaniques, le long de la piste du téléski. On était début mai et il y avait encore assez de neige pour se la glisser douce façon raquettes en poudreuse, mais uniquement avec les chaussures de rando. On descend d’abord vers le Lac du Milieu pour remonter ensuite vers le Lac Noir. On croise d’abord un petit miroir naturel dont je n’ai pas trouvé le nom puis enfin le Lac du Milieu qui est bien poissonneux et entouré de crocus qui lui donnent un air très bucolique.

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La remontée vers le Lac Noir est plutôt tranquille, petite grimpette rien de bien méchant.

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On contourne le lac par la gauche pour repartir à flanc de colline vers le Col Bas. Ceux qui en ont encore dans le ventre peuvent remonter ensuite vers le petit Pic de Savernes (il faut compter 2h de plus je crois). Nous, nous sommes tranquillement redescendus après le Col Bas en direction de l’ancienne piste militaire et du parking pour un retour vers 17h à Seyne.

Quelques chiffres:

  • Distance totale de la balade: 13.7km
  • 760m de dénivelée positive
  • 4h20 de marche à peu près (pour un rythme tranquille)

Et quelques photos de plus juste .

Raquettes au Nant du Beurre

Après tant de temps passé sans toucher le moins du monde à ce blog, je reviens, remontée à bloc, pour raconter plein de choses, et surtout reposter quelques dessins et photos (oui, je vais mettre mes photos ici aussi finalement).

Je ferais surement un article pour raconter/illustrer en bref tous ce qu’il s’est passé entre août 2015 et avril 2016, qui justifie (ou pas d’ailleurs) mon absence prolongée en ces lieux.

En attendant, la reprise est dédiée au Nant du Beurre! « Au quoi?! » me direz-vous, ce à quoi je vous répondrais que c’est un refuge très sympathique du massif de la Tarentaise. (et aussi, je rajouterais bien que la plupart des refuges alpins ont tous des noms à coucher dehors!)

Donc ce weekend était le seul sur 3 mois à peu près où le geek et moi avions la possibilité de partir prendre l’air frais de la montagne. Comme on est accros, tant pis pour la météo, on cherche un refuge pas trop loin dans les Alpes, où les raquettes sont encore à l’ordre du jour. Et c’est là qu’on tombe sur le Nant du Beurre, duquel on avait déjà entendu parler vaguement, dans d’autres refuges.

Samedi matin c’est donc le décollage pour Le Grand Naves, point de départ de la rando. Il fais soleil, et on démarre à fond mais … à pieds. Zéro neige au départ de la rando malgré ce qui nous avait été assuré lors de la réservation. Le Grand Naves est un petit patelin de montagne mignonnet où l’on peut laisser la voiture. La direction du refuge est indiquée partout dans le village, ce doit être l’attraction touristique du coin, réputé pour son domaine de ski de fond.

Pendant la montée, ça se gâte un peu, et même si on garde le soleil devant nous, les nuages nous rattrapent.

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Mais la menace ne sera pas mise à exécution (pour le moment) et après 680m de dénivelé sur 4km, on arrive péniblement au refuge. Ça paraît pas grand chose comme ça, mais on a pas dépassé les 3km/h pour cette montée! J’ai clairement senti passé ces pauvres petits mètres positifs… A côté de ça, la balade est bien balisée, des panneaux ponctuent régulièrement le chemin pour donner la direction du refuge, et des grands piquets balisent toute la montée. C’est plutôt accessible.

Donc revenons-en au NDB (oui parce que ça va un moment, mais là je commence à avoir la flemme de l’écrire en entier). Comme souvent, le refuge existait depuis longtemps et a juste été reconstruit à côté en plus moderne. L’ancien est beaucoup plus photogénique:

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Mais ce qui donne envie à côté du refuge, c’est le pic de Dzonfié, qui n’attend qu’une chose c’est qu’on aille voir ce qui s’y passe. Comme on est partis plutôt cool, on se dit que le Dzonfié attendra demain matin, et on profite plutôt des couleurs que lui donne le soleil couchant avec un chocolat chaud sur la terrasse.

1604 - Le Dzonfier

Mais c’est là notre grossière erreur. Parce que la menace dont je faisait mention plus haut a été mise à exécution dans la nuit. Ça s’est traduit par 10 cm de neige (coooool) et 2m de visibilité dans le brouillard! (aaaarg)

Bon on se lance quand même, mais on va que jusqu’au col des Tufs Blancs d’où on verra… du blanc, et uniquement ça.

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Dommage pour ce coup-ci, le Dzonfié ne perd rien pour attendre! J’aurais en tout cas pu étrenner mon nouveau sac de rando, qui est juste fantastique (mais que je vais devoir régler un peu pour m’éviter les bleus sur les épaules et aux hanches, ça m’apprendra à ne pas lire la notice de réglage avant).

Pour celles que ça intéresse, c’est un Osprey, le Kyte 36. Je le trouve nickel pour une rando de deux jours tranquilles, si vous êtes pas du genre à prendre trop d’affaires. J’avais un Deuter Futura 24 jusqu’à présent, qui n’était pas du tout adapté car beaucoup trop petit pour mon dos: attention avec ce modèle qui est je crois special « short back ».

On redescend donc sous la neige d’abord puis la pluie battante, pour revenir trempé au Grand Naves, puis à Lyon.

On aura pas fait grand chose, sportivement parlant. Mais au moins, comme prévu, on aura pris l’air frais de la montagne!